Des sommets alpins jusqu’au littoral méditerranéen, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur se compose d’une grande variété de reliefs, de substrats géologiques et de paysages. Soumise aux influences climatiques alpine et méditerranéenne, elle présente une forte diversité en habitats où vit une richesse exceptionnelle d’espèces animales et végétales qui en fait la région la plus riche de France métropolitaine avec 71,5 % des espèces de métropole présentes.
Partout sur la planète, la biodiversité est soumise à de nombreuses pressions engendrées par les activités humaines à l’origine de son déclin. Pour suivre son état, parmi les indicateurs de biodiversité disponibles, les indices agrégés multi-sites et multi-espèces, comme l’Indice Planète Vivante (IPV), fournissent les meilleures estimations disponibles pour mesurer des tendances.
L’adaptation de l’IPV à la région Provence-Alpes-Côte d’Azur au travers de l’Indice Région Vivante (IRV) permet de connaître et suivre l’état de la biodiversité en région en se basant sur les variations des effectifs de populations d’espèces de vertébrés et de fournir des éléments de réflexion et d’aide à la décision aux acteurs publics.
Les résultats :
- 45 % des espèces voient leurs effectifs qui augmentent et presque autant (41 %) déclinent, une petite proportion (14 %) présente des effectifs fluctuants. Des espèces comme le Bouquetin des Alpes, la Spatule blanche ou le Mérou brun, par exemple, progressent alors que l’Anguille d’Europe, l’Hirondelle rustique et le Héron pourpré régressent.
- Les tendances semblent au déclin au sein des milieux agricoles et des milieux marins. Pour ces derniers, le déclin global à l’échelle de la Méditerranée surpasse les résultats positifs des aires marines protégées où les populations de Corb et de Rouget s’améliorent.
- Une stabilisation pour les cours d’eau et les zones humides, où beaucoup d’espèces d’oiseaux d’eau se portent mieux, mais les milieux aquatiques restent particulièrement fragiles et vulnérables dans le contexte actuel de réchauffement climatique.
- La situation apparait plus positive pour les espèces des milieux forestiers mais elle nécessiterait d’être confirmée avec davantage de suivis.
Pour les 4 secteurs géographiques où une tendance a pu être obtenue :
- Les étangs et les marais littoraux préservés semblent stables.
- Le littoral régional - en dehors des espaces naturel préservés qui bénéficient aux espèces - reste soumis aux pressions exercées par l’Homme et ses activités.
- Les tendances semblent plus favorables au niveau des massifs provençaux et des massifs alpins.